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Présentation de Bohars

Inspirée d'un document de l'agence d'urbanisme de la CUB

La commune de BOHARS, l'une des petites unités de la Communauté Urbaine de Brest, présente, sur la carte, la forme d'un coeur délimité par la rivière de Penfeld et un affluent, à l'ouest. Bohars est une ancienne trêve de Guilers, et son passé se déroule calmement a l'écart.
Le fait que pas une stèle antique n'ait été repérée sur le territoire, à l'inverse de Plouzane et de Guilers, confirme cet isolement heureux. Pourtant, le quartier du Beuzit, par son nom (Le Buis), atteste la présence d'une villa gallo-romaine, tandis que la motte de Bohars-ar-C'hoat témoigne de l'intérêt stratégique porté dans le moyen-âge à ce plateau relevé entre vallées relativement profondes.

En fait, il y avait surtout ici des bois, comme en témoigne le nom de Bohars-ar-C'hoat. Au début du XIXème siècle, on parle de Bohars comme d'un îlot de verdure, épave de la grande fôret qui s'étendait autrefois entre Brest et Landivisiau, et qui fut défrichée assez tardivement. Il en reste d'ailleurs des éléments qui font toujours partie du paysage.
Aujourd'hui, la multiplication des zones d'habitat moderne, la création de routes, n'ont pas totalement retiré ce caractère à la commune. Des coins verdoyants demeurent aux abords des ruisseaux, et il y a un périmètre privilégié au nord-ouest du bourg, entre le Petit-Moulin et Keramezec.
Le destin des communes, passé comme futur, s'inscrit assez naturellement dans la géographie. L'axe routier qui monte de la trouée de Penfeld vers Saint-Renan, depuis la plus haute antiquité avec des variations de tracé a, de nos jours, favorisé le développement de Guilers, la voisine, et conserve pour encore quelques temps, à Bohars, une quiétude agreste. Les croix de chemin sont quasi inexistantes, ce qui est une preuve de l'écart de Bohars par rapport aux voies de communication.

LES EDIFICES RELIGIEUX

L'édifice le plus ancien de la commune est la chapelle de Loguillo. Elle est située dans un vallon au pied des bois du château de Kerampir, dont c'était jadis la chapelle. Contrairement à l'usage, la façade principale est tournée vers l'Est; l'autel se trouve à l'Ouest.
Avec la fontaine qui l'accompagne, Notre Dame de Loguillio forme un ensemble de qualité, dans un cadre charmant, à deux pas du bourg. Edifiée près d'une source, la chapelle, dans sa partie la plus ancienne, remonte au XVIème siècle. Fondation de la famille Du Chatel, leurs armes sont en prééminence au-dessus de la fenêtre orientale. Les deux écus que l'on voit plus bas sont muets. Ils ne paraissent pas avoir été martelés à la Révolution. Il faut noter qu'à l'époque de la construction, la baronnie du Chatel avait passé aux Pennancoat de Kerouazle.

La chapelle abrite désormais un tombeau où reposent les restes:
- du Vice Amiral Baron EXELMANS (25/01/1885 - 2/11/1944)
- de Mme DE PENFEUNTENYO DE KERVEREGUIN baronne EXELMANS (31/08/1867 - 06/06/1930)
- de Xavier EXELMANS (17/10/1905).

Située à l'extrémité Nord du cimetière, l'église paroissiale qui s'étage en terrasses, domine la pente. L'ancienne église Saint-pierre datait de 1558 ; jugée insuffisante, elle fut entièrement rebâtie en 1904, sur les plans de Vally, architecte à Landerneau. Une plaque de marbre rose au dessus du porche ouest en atteste la consécration: "Cette église de Bohars dédiée à St Pierre aux liens a été consacrée par Mgr Dubillard le 17 octobre 1905 recteur P.Mevel vicaire H. .Hereus maire L. Monot adj M . J.M. Salaun architecte A. Vally fabriciens Y. Lucas président L. Castrec trésorier E. Kervennic P. Salaun E. Calvafin".

Endommagée en 1944, la restauration a été effectuée a partir de 1948 ; le 19 octobre 1949, le maître-autel fut consacré.

LES MANOIRS

En 1554, on dénombrait au moins cinq terres nobles à Bohars : TROMEUR, KERGUILLIO, PENFELD, KERAMEZEC, KERAMPIR. Il en reste quelques modestes traces, la dernière guerre étant responsable des démolitions puisque Bohars a été déclarée commune sinistrée a plus de 50 %. De fait, il n'est plus aujourd'hui aucun logis auquel on puisse donner véritablement le nom de manoir.


LES MOULINS

La commune possède un certain nombre de moulins à eau ; situés dans un site verdoyant, accompagnés de leurs retenues d'eau, ils ponctuent les cours d'eau qui forment les limites communales, à l'Est et à l'Ouest. La plupart sont désaffectés.
Le Moulin du TALARN, grande maison de la fin du XIXème siècle (construit en 1872), est encore en activité, ainsi que celui de BEUZIT.
L'ancien Moulin du LANNOC, du XVIIème siècle, a subi quelques transformations. Il est resté en activité jusqu’en 1912 puis a été transformé en scierie avant d'être fermé définitivement en 1954.
Le Moulin de KERVAO, au lieu dit Toullic Ar Ran, est une petite maison basse, vouée semble t'il à la destruction. A ses abords, auprès de l'étang, subsistent un lavoir et des bâtiments du XIXème siècle qui sont habités.


La préhistoire et l'Antiquité ont légué un monument important: la motte de Bohars ar C'hoat. L'ouvrage ancien, qui mérite le nom de matte féodale plus que de tumulus, est perdu dans une végétation d'arbustes qui se sont implantés sur ce que l'on peut considérer, a première vue comme un simple mamelon naturel.
En fait, c'est un ouvrage militaire de 32 à 33 mètres de diamètre, de forme plus ou moins octogonale. Des fossés de 3 mètres de profondeur le cernent et constituent, en certains endroits, un chemin.
La butte centrale peut avoir 7 mètres de hauteur moyenne.

 
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